Lilypie First Birthday tickers

27 déc. 2010

Nous revoilà...

Nous reprenons le blog pendant les vacances et nous arrêterons à nouveau début Janvier pour cause de reprises des examens. Nous avons donc fait un petit tour sur les nombreux blogs dédiés à l'adoption et nous sommes tombés sur ce texte nous n'en dirons pas plus, il parle de lui même et raconte tout ce que nous ne savons pas dire.
Tout là-bas là-bas




D’une certaine manière, elles ne se connaissent pas mais elles n’en forment pas moins un groupe; elles s’écrivent, tout au moins s’envoient des messages, parfois se téléphonent, en tout cas se soutiennent. Elles n’ont en commun que cette chose-là, qui les réunit, mais à ce moment-là, cette chose-là c’est toute leur vie et ça, seule l’une d’entre elles peut le comprendre. Et peu leur importe que pour le reste, qu’en dehors de ce «ça» qui les définit, elles ne se ressemblent pas forcément.
Il y a parmi elles des blondes et des brunes, des petites et des grandes, des grosses et des minces. Trente ans à peine pour l’une, près de cinquante pour l’autre, voire plus : une génération les sépare parfois mais pour elles, ça n’a pas d’importance. Parler de leur métier ne vous renseignera pas plus: infirmière, ou secrétaire, institutrice ou directrice d’école, chef d’entreprise, musicienne… tout est possible. Leurs goûts? C’est pareil. L’une préfère le thé au café tandis que pour l’autre, c’est le contraire. Et puis celle qui préfère le thé pratique un sport alors que l’autre fait de la broderie – à moins que ce ne soit l’inverse et au fait, laquelle des deux tient un blog? Peut-être que l’une d’elles fait tout cela à la fois, ou bien encore que c’en est une autre…
Peut-être aussi qu’une de ces femmes habite près de chez vous, à la ville ou à la campagne – ce qui ne veut pas dire que vous la connaissiez. Et même si vous la saluez à l’occasion, qui dit que vous savez son secret? Vous la voyez passer, vous apercevez un petit bout de sa vie, vous savez qu’elle a un mari – ou pas… parfois un enfant, plus rarement deux. Elle est… – comment dire? Elle est seulement… tellement comme tout le monde.
Ça fait des années qu’elle est comme tout le monde, qu’elle vit comme tout le monde, qu’elle encaisse des chagrins, des pertes, des deuils, des ruptures. Elle fait comme tout un chacun, elle se construit avec ça. Et comme tout le monde, elle a aussi de belles choses à son actif, elle le sait et ça la rend forte. Et il faut bien qu’elle soit forte. Heureusement qu’elle est forte.
Car ça fait un an, deux ans, trois ans… qu’elle est forte et plus forte que jamais et qu’elle sait qu’elle n’a pas le choix. Ça fait un an, deux ans, trois ans, qu’elle ne sait pas combien de temps encore elle devra tenir le coup mais qu’elle sait qu’elle tiendra. Parce qu’il le faut. Parce qu’au bout du chemin, tout là-bas, au bout de ces années d’attente, au bout de cette dépense d’énergie, au bout de ces chagrins, de ces deuils, de ces espoirs aussi, au bout d’un fil invisible qui depuis toujours relie hier à demain, aujourd’hui il y a un visage, il y a une respiration, il y a un enfant.

Entre elles, elles s’appellent les mamans d’enfants toulabalaba. Comme bien d’autres, elles ont fait des démarches, elles détiennent un agrément pour l’adoption, elles ont constitué un dossier – plusieurs, parfois. Mais elles, elles ont cette chose en plus, que leur envient celles qui ne l’ont pas – ou qui les terrifie, ça dépend : elles ont dans leur porte-cartes et sur leur ordinateur une photo, elles peuvent murmurer un prénom et lui associer un visage, elles ne savent ni le jour ni l’heure mais elles savent où grandit leur enfant, qui il est, qui s’occupe de lui. Et du jour où elles la voient cette photo, la photo de cet enfant-là, elles savent qu’elles sont maman, curieusement maman mais maman – maman d’une photo.
Parfois – souvent – elles reçoivent des nouvelles, d’autres photos et ça dure, ça dure, ça peut durer des mois, un an, deux ans. Et l’enfant toulabalaba a ses premières dents, voilà qu’il marche, qu’il grandit sur les photos et très vite il n’est plus un bébé, ni l’enfant du premier cliché. Bien souvent, quel que soit son âge, c’est un drôle d’enfant, il a l’air triste, ou pensif – comme s’il se demandait pourquoi… pourquoi elle tarde tant à venir, cette maman toulabalaba. Comme s’il savait qu’en regardant la photo, elle allait d’abord sourire, puis pleurer, sa maman promise, sa maman d’enfant toulabalaba. Comme s’il se posait les mêmes questions qu’elle : quand ce dossier va-t-il être étudié, quand obtiendrai-je le feu vert et pourquoi cela dure-t-il aussi longtemps, devrais-je téléphoner à nouveau pour avoir des nouvelles, pour accélérer les démarches, mais à qui, n’ai-je oublié aucune pièce du dossier, ne va-t-il surgir aucun obstacle, quel délai va-t-on encore m’opposer?
Tant de questions qui prennent toute la place, avec ce sentiment d’injustice qui les accompagne, tant elles voudraient l’avoir dans leur bras, l’enfant de la photo, l’enfant toulaba…
C’est de cela qu’elles parlent, entre elles, le soir, devant leur ordinateur, sur des listes de discussion, sur des sites dédiés, sur des blogs où elles enregistrent des commentaires, qu’elles signent de leur nom ou d’un pseudonyme – à mamans virtuelles, amies virtuelles... Elles disent où elles en sont, elles s’échangent des tuyaux, les plus avancées fournissent des explications aux autres, elles énumèrent: pré-dossier, gros dossier, légalisation, surlégalisation, entrée au Parquet, requête, audience, consentement éclairé, jugement, délai de non recours…; elles parlent des orphelinats, des pouponnières, des crèches, c’est selon ; elles font des pronostics sur les dates de départ, elles saluent l’avancée des dossiers des unes et des autres, elles s’échangent les photos de leurs enfants vanille, caramel ou chocolat, bébé miel ou bébé marron, petit prince à la mèche blonde, Esméralda aux yeux de braise ou perle des Caraïbes; l’une d’elles fait des montages photographiques, les autres s’extasient, elles se congratulent, toutes se réjouissent quand enfin un enfant est arrivé, mille messages félicitent à nouveau la jeune maman – une maman qui souvent disparaît des écrans, au moins pour quelque temps, à présent qu’il y a chez elle un enfant qui n’arrive pas à s’endormir et qu’il faut consoler, à présent qu’elle peut user ses doigts autrement qu’en caressant un clavier.

Parfois d’autres questions émergent, qui ne relèvent pas des aspects pratiques. Une future maman qui va s’orienter vers un pays dans lequel on ne procède à l’apparentement que sur place et pas à distance, et pas sur photo, ou bien une postulante qui hésite encore entre plusieurs destinations, l’une ou l’autre – l’un ou l’autre à vrai dire car parfois, c’est d’un homme qu’il s’agit – évoque le sujet, interroge, d’une toute petite voix, en cherchant les mots pour ne pas blesser… puis trébuche sur une tournure de phrase, renonce, c’est trop dur. Et c’est seulement en face de son miroir que chacune d’elles se les pose, ces questions-là : toi, maman d’enfant toulaba, dis-moi, quelle maman seras-tu pour cet enfant-là quand il va sortir de la photo, cet enfant qu’on dit le tien mais que d’autres aident à grandir, cet enfant qui pour l’instant n’a de chair et de présence que de papier et de pixels, qui n’est indocile que d’être si loin, cet enfant que tu ne berces que par la pensée et qui n’en sait rien, ou pire, cet enfant à qui on a dit qu’il avait une maman, oui, mais quel genre de maman peut bien être une maman qui le laisse grandir sans elle – et cette maman c’est toi… Sauras-tu l’aimer, cet enfant quand il sera là, quand il bougera, quand il sortira de l’écran, quand il sera lui – et non plus l’enfant dont tu rêves en regardant tes photos?
Elles se les posent ces drôles de mamans, toutes ces questions, bien sûr qu’elles se les posent, mais elles n’ont pas les réponses, tout au moins pas toutes – ou bien elles ont des réponses, mais elles ne savent pas si ce sont les bonnes, ni même s’il en existe, de bonnes réponses, ou des mauvaises. Et comme leur vie n’est faite que de questions pour l’instant, et d’un enfant sur des photos, elles se disent que c’est avec ça qu’elles doivent tenir. Tenir. Pour leur enfant toulaba.
Tenir. Attendre.
Mais parfois, c’est dur.

Car elles espèrent beaucoup mais aussi, elles tremblent, les mamans d’enfants toulaba. Et elles ont des raisons de trembler. Et parfois l’une d'elles vient hurler sa peine sur son clavier et immédiatement son message éclabousse de larmes le visage de ses amies d’adoption, ses sœurs en attente, ses compagnes de galère, il crève l’écran des forums de discussion : mon bébé est mort, dit la maman. C’était un timoun, un enfant pauvre né des plus pauvres de ce pays pauvre, un enfant né après plusieurs autres, que ses parents de naissance avait essayé de sauver en le confiant à l’adoption quand la maman n’avait plus eu de lait, mais c’était trop tard, la procédure a duré trop longtemps. Un méchant virus, la malnutrition, le manque de soins… l’enfant de la photo s’est endormi pour toujours, la maman qui lui a donné la vie ne viendra plus le bercer pas plus qu’il ne rencontrera la maman qui l’attendait, il ne prendra pas l’avion, il n’a pas pu attendre, son destin lui a filé entre les doigts. Plusieurs milliers d’enfants vivront cette année, sans lui, l’aventure qui lui était promise, plusieurs centaines d’entre eux prendront cet avion-là, celui qu’il devait prendre. Et si loin tout là-bas, dans le pays d’atterrissage de l’avion qui aurait dû être le sien et qu’il ne connaîtra jamais, c’est mille personnes au moins qui lisent ce message et pleurent son décès, le décès d’un si petit enfant, qui habitait un pays si beau mais si misérable, un gamin dont l’horizon se limitait aux murs d’un orphelinat et qui ne savait pas pourquoi on le prenait en photo régulièrement. Un enfant chétif, au visage chocolat et au ventre ballonné, que pleure une maman qui ne l’a jamais tenu dans ses bras de lui même et raconte tout ce que nous ne savons pas dire.

14 oct. 2010

Une petite pause

Après ces bonnes nouvelles nous allons faire une petite pause dans nos messages sur le blog, parce que comme beaucoup le savent je passe mes examens pour être puéricultrice ce mois-ci, le 08 novembre la majeure partie sera terminée et nous reprendrons les démarches, qui seront en stand by jusque là. Alors à bientôt......

Fin du suspens....

...Et pour nous, la fin de plusieurs mois de démarches et d'attente   puisque ça y est nous avons notre agrément !!!! Bien sûr la route sera encore longue mais aujourd'hui on a pris notre envol !!!

13 oct. 2010

La lettre tant attendue

Bon, aujourd'hui j'arrive avec de bonnes nouvelles!!! Le moral est revenu, nous n'avons pas encore de réponses, parce que Madame la poste non seulement fait la grève (même si c'est pour une bonne raison) pendant qu'on attend patiemment notre courrier, mais en plus elle ne reconnait plus notre adresse. En effet le conseil général m'a téléphoné ce soir pour me dire qu'ils avaient eu notre agrément en retour de courrier pour cause de mauvaise adresse postale. La personne que j'ai au téléphone me demande de lui redonner notre adresse et (bizaremment) c'était la bonne !!! Mais cette personne fort gentille nous propose d'aller chercher le document plutôt que de nous le renvoyer ce qui, en période de grève, prendrait encore plusieurs jours. Donc nous aurons la réponse demain !!! Décidément  les jeudis de ce mois d'octobre seront chargés en émotions.
A demain pour des nouvelles (bonnes, je l'espère) 

9 oct. 2010

Les jours difficiles

Les jours difficiles sont ceux, comme aujourd'hui, qui seront certainement nombreux encore, où on attend les réponses qui n'arrivent pas...

 Vous l'aurez compris après 2 semaines d'attente nous n'avons pas reçu le courrier nous informant si nous avons ou pas l'agrément.

24 sept. 2010

La commission agrément

Ma définition de la commission agrément ce serait ça : Plusieurs jours de stress, plusieurs heures d'attente et deux minutes d'entretien pour ne rien savoir. Pour résumer on a attendu (comme c'est bizarre) plus d'une heure dehors, ils nous ont fait rentrer, 7 personnes se sont présentées, nous ont posé trois questions et nous ont dit au bout de trois minutes ; je cite:"merci de vous être déplacés et d'avoir patienté, vous recevrez une réponse sous quinze jours, au revoir"...Euh bon ben merci, au revoir. Si on doit recommencer tout ça un jour pour avoir un second petit bout on se dit qu'on ira pas à la commission agrément.
Enfin, on l'a tellement attendu qu'on est content que ce soit passé et ça nous rapproche de la date de confirmation de l'agrément.

Jour J

On y est, après plus d'un an d'attente le grand jour est arrivé, comme vous pouvez l'imaginer, on a pas beaucoup dormit et le stress commence à monter, malheureusement ce soir nous ne sauront pas grand chose il faudra encore attendre 15 jours de recevoir le document officiel et la notice mais c'est promis en rentrant on vous racontera comment ça c'est passé...à tout à l'heure.

14 sept. 2010

La lettre

Elle est enfin arrivée...la lettre du conseil général qui nous confirme la date du 24 Septembre comme date de la commission d'agrément. Nous sommes convoqués à 16h15 pour nous exprimer sur notre projet. Comme vous l'imaginez nous sommes à la fois impatients et nerveux car c'est de cette commission que va dépendre notre projet... Alors le 24 tous à vos doigts, il va falloir nous aider!!!!

4 sept. 2010

Merci...


Nous ne savons que vous dire MERCI, pour vos commentaires qui nous font monter les larmes aux yeux à chacune de nos lectures, pour vos visites sur ce blog (déjà plus de cent), et pour vos encouragements qui soutiennent notre parcours....et notre cigogne dans son vol !!!

3 sept. 2010

100%Mag

Le 1er Septembre M6 diffusait un reportage très juste sur l'adoption, si vous ne l'avez pas vu, voilà le lien vers lequel vous diriger pour un petit rappel.
Parce que malheureusement de nombreuses personnes n'ont sur l'adoption que des images que leur donnent les médias, d'adoptions "minutes" de stars.
Hors l'adoption ce n'est pas une vitrine de magasin et un enfant n'est pas une monnaie d'échange.
Des reportages comme celui-là, retracent la réalité du parcours des adoptants.


www.m6replay.fr/#/emissions/100-mag/16784

27 août 2010

Les montagnes russes

La plupart des futurs adoptants le disent, adopter un enfant c'est faire faire un tour de montagnes russes à nos émotions.
Et là nous y sommes en plein, il y a deux jours c'était plutôt des sentiments positifs, vous savez ceux qui nous tirent vers le haut (et blablabla et blablabla....) et aujourd'hui.... la Fameuse date est tombée, la commission d'agrément ce sera pour nous, le 24 Septembre, (pour nous cela fera 10 mois que nous avons entamé les procédures d'adoption) ce qui veut dire que nous n'aurons pas "Le" document officiel avant mi-octobre ce qui nous retarde d'autant dans nos démarches auprès des OAA. Sur ça, se rajoute que le Vietnam pays dans lequel nous souhaitions faire une demande, clôture l'envoi des dossiers en octobre pour cause de remaniement des lois sur l'adoption, ce qui veut dire que pour l'instant ce pays ne prendra plus aucun dossier jusqu'à nouvel ordre.
Du coup, côté moral dans les montagnes russes, c'est plutôt la vallée que les sommets même si on se dit qu'on  finira bien par les retrouver....les sommets.

25 août 2010

Nous laisser un commentaire...

Peut être certains voudraient-ils réagir aux messages que nous laissons. Un petit souci sur notre blog nous empêche d'afficher l'icône correspondant aux commentaires. Cependant vous pouvez tout à fait le faire en cliquant sur le titre du message sur lequel vous voulez faire un commentaire vous arriverez ainsi sur la page des commentaires.
Nous allons essayer de régler le problème et nous sommes désolés de ne pas pouvoir faire plus simple.

Un des plus beaux jours de ma vie

 Luca, notre neveu, vient de terminer son séjour chez nous. Il a partagé beaucoup de jeux avec son tonton et là une pensée c'est imposée à moi, l'un des plus beaux jours de ma vie sera celui où je verrai mon mari jouer de la même façon avec "NOTRE" bébé.
Dans cette pensée, je vous rassure, aucune tristesse, aucune mélancolie simplement un sentiment qui me tire vers le haut, celui qu'un jour je vivrai, j'en suis sure, cet instant magique.

10 août 2010

Allo?? CG34??


Voilà je viens d'appeler le conseil général et ça se précise nous avons deux dates pour la commission d'agrément le 3 ou le 24 Septembre. Si vous pouviez tous croiser les doigts pour que ce soit le 3 ça serait sympa !!!

4 août 2010

Le temps...


C'est une chose étrange que le temps, parfois on voudrait qu'il ralentisse pour profiter des instants importants, des êtres que l'on aime...Et invariablement, le temps se dépêche et ne nous laisse que des souvenirs. D'autres fois on voudrait qu'il accélère pour aboutir plus vite à nos projets, à nos rêves...Et instantanément, le temps ralenti et allonge le chemin qui nous mène jusqu'à toi.

3 août 2010

A toi...




On ne sait rien de toi, de la forme de ton visage, de la couleur de tes yeux, de ton sourire, peut être n'es-tu pas encore né.
Et pourtant, tu envahis toutes nos pensées, tu es dans toutes nos discutions, dans tous nos espoirs et tous nos projets. Nos cœurs s'emplissent de toi, chaque jour un peu plus.
On t'aime tout simplement.
Nous savons que tout le monde ne peut pas comprendre ce sentiment de se sentir parents avant de l'être vraiment, pourtant c'est bien de notre enfant dont on parle et de l'amour qui nous lie déjà à lui.

17 juil. 2010

Tous aux rapports...


Ça y est on a reçu tous les rapports, il n'y a plus aucune faute, on est prêt pour la commission de septembre.

9 juil. 2010

On avance, on avance, on avance...


Nous revoilà après quelques jours d'absences pour dire que nous avons reçu nos deux rapports psy et assistantes sociales enfin, on les attendait depuis un certain temps. Malheureusement des erreurs sur le dossier de la psy et il faut attendre le dossier corrigé ahhhhhhhhhhhh comme si rien ne pouvait être simple !!!

26 juin 2010

Le blog


Nous avons décidé de créer un blog avant tout pour notre futur petit bout, pour lui raconter son histoire et lui montrer que nous l'attendons depuis longtemps. Pour nos familles, nos amis, pour qu'ils puissent suivre notre parcours et ses rebondissements. Pour ceux qui comme nous, débuteront ou ont débuté leur parcours d'adoption, c'est un vrai soutien de voir que certains aboutissent et que d'autres partagent les mêmes galères que nous. Et pour nous, pour déverser joie et colère et nous permettre d'avancer dans le labyrinthe qui nous mènera vers toi petit cœur.

Pourquoi les cigognes n'en font qu'à leur tête ?


Parce que, c'est vrai, les cigognes n'en font qu'à leur tête.
Parce qu'un jour nous nous sommes rencontrés, des âmes sœur. Nous avons voulu nous marier et rapidement on a voulu partager deux bouts de nous deux pour faire un petit bout à nous. Mais voilà notre cigogne n'en a fait qu'à sa tête et un premier petit bout s'est en allé, puis deux, puis trois. A ce moment là on en a beaucoup voulu aux cigognes et puis on a pensé aux petits bouts du bout du monde, ceux auxquels les cigognes ne s'intéressent pas non plus. Alors on a pensé que peut être notre bonheur il fallait le demander à des cigognes venues d'ailleurs.On a fait un pied de nez à notre cigogne qui n'en fait qu'à sa tête et on a fait appel aux cigognes qui ont oublié les petits bouts du bout du monde, on les a supplié de nous emmener sur leurs ailes et nous permettre de rendre heureux un petit bout à l'autre bout du monde.
Mais le voyage est long et difficile parce qu'il faut bien le reconnaitre les cigognes venues d'ailleurs, elles aussi... elles n'en font qu'à leur tête...